Au sommaire de l’article
Le single malt est un type de whisky très apprécié des connaisseurs. Il se distingue par sa richesse aromatique et ses saveurs complexes. Mais qu’est-ce que le single malt, comment est-il fabriqué et comment en déguster les subtilités ? Cet article vous propose une immersion dans l’univers du single malt, de la sélection de l’orge maltée au processus de distillation.
Qu’est-ce que le single malt ?
Le terme “single malt” fait référence à un type de whisky élaboré exclusivement à partir d’orge maltée et provenant d’une seule et même distillerie. La mention “single” spécifie ainsi que le whisky n’a pas été mélangé avec des whiskies issus d’autres distilleries, contrairement aux blended malts ou autres blends qui sont des assemblages de plusieurs whiskies.
Le single malt se distingue également par son mode de production, qui doit suivre un certain nombre d’étapes spécifiques pour garantir sa qualité et son authenticité. Voyons plus en détail le processus de fabrication du single malt.
Processus de fabrication du single malt
La sélection de l’orge maltée
Tout commence avec la sélection de l’orge, une céréale riche en amidon et essentielle à la réalisation du whisky. L’orge doit être maltée, c’est-à-dire soumise à un processus de germination et de séchage, afin de transformer l’amidon en sucres fermentescibles. Cette étape est cruciale car elle déterminera la qualité du moût qui servira de base à la fermentation.
Le brassage
L’orge maltée est ensuite mélangée à de l’eau chaude pour extraire les sucres fermentescibles. Ce mélange, appelé “mash”, est brassé afin d’obtenir un liquide sucré nommé “moût”. Le moût est ensuite soutiré pour être fermenté, tandis que les résidus solides (drêches) sont récupérés pour servir de nourriture animale.
La fermentation
Le moût est transféré dans des cuves de fermentation où il est ensemencé avec des levures. Ces micro-organismes vont se nourrir des sucres présents dans le moût et les transformer en alcool et en gaz carbonique. La fermentation dure généralement entre 48 et 72 heures et donne naissance à une “bière” peu alcoolisée (entre 5 et 10% vol.) appelée “wash”.
La distillation
C’est lors de cette étape que le single malt acquiert sa spécificité. En effet, la distillation doit s’effectuer au sein d’une seule et même distillerie, dans des alambics de type “pot still”. La “wash” est chauffée dans ces alambics, ce qui permet de séparer l’alcool des autres composants grâce à la différence de température d’ébullition.
Le single malt est généralement distillé deux fois, bien que certaines distilleries pratiquent une triple distillation. Au terme de ce processus, on obtient un alcool fort (autour de 70% vol.) appelé “new make spirit”.

